Camp de Chacabuco, les photos couleur de Miguel Herberg

Le texte précédent, Chacabuco, Pisagua, les photos couleur de Miguel Herbergfait office d’introduction à la présentation des photos prises par Miguel Herberg le 28 janvier 1974 au camp de prisonniers de Chacabuco.

Le commandant du camp restera toujours derrière Miguel Herberg quand ce dernier posera les questions aux prisonniers  – prisonniers filmés par la caméra de Peter Hellmich et enregistré par le Nagra de Manfred Berger. Les ordres étaient de ne prendre aucune photo de militaires, sinon la photo du commandant du camp qui a posé (mais on voit aussi deux soldats qui eux aussi posent). La plupart de ces photos ont donc été prises dans des conditions particulières, sans mise au point et sans cadrage. Par ailleurs, les couleurs ont été détériorées par le temps. Nos interventions sur ces documents numériques ont été faites sans autre souci que de permettre de distinguer au mieux les visages afin d’aider à les identifier avec la collaboration de Guillermo Orrego Valdebenito (Memo Bronson), ancien prisonnier.

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Vues aériennes – Photos prises à l’arrivée en hélicoptère sur le camp de Chacabuco, le matin du 28 janvier 1974. 

Camp de Chacabuco, vue aérienne – 6
Camp de Chacabuco, vue aérienne – 7
Camp de Chacabuco, vue aérienne – 8
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Camp de Chacabuco, vue aérienne – 10
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Camp de Chacabuco, vue aérienne – 3
Camp de Chacabuco, vue aérienne – 5
Camp de Chacabuco, vue aérienne – 4
Camp de Chacabuco, vue aérienne – 6

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Le commandant du camp (le capitaine Alejandro Ávila Arentsen), début de la visite, photos de gardes militaires. 

Chacabuco, militaires – 6
Chacabuco, militaires – 7
Chacabuco, militaires – 8
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Chacabuco, commandant du camp – 1
Chacabuco, militaires – 2
Chacabuco, militaires – 3
Chacabuco, militaires – 4
Chacabuco, militaires – 5
Chacabuco, militaires – 6

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Journalistes détenus – Réunion du groupe de journalistes responsables de la rédaction du journal mural du camp.

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Chacabuco, presse – 4
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Chacabuco, presse – 1
Chacabuco, presse – 5
Chacabuco, presse – 4
Chacabuco, presse – 3
Chacabuco, presse – 2
Chacabuco, presse – 1
Chacabuco, presse – 5

Les dix journalistes de ces photos :

 

 

 

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Mgr Ariztía.
À gauche, messe au camp de Chacabuco, 28/01/74, photo de Miguel Herberg.
À droite, source Wikipedia.

La messe – Guillermo Orrego Valdebenito identifie l'officiant comme Monseigneur Fernando Ariztía Ruiz. Il a été, avec l'appui du cardinal Raúl Silva Henríquez, à l'origine de la création du Comité Pro Paz (ou Comité de Cooperación para la Paz en Chilecréé le 6 octobre 1973 pour venir en aide aux victimes de la répression et à leur famille (note 1). À l'inverse de  Mgr Fernando Ariztía Ruiz, Le prêtre à ses côtés, Grogorio Zenteno, aumônier des Carabineros idéologiquement proche de la dictature, a laissé un mauvais souvenir aux prisonniers. 

Chacabuco, misa – 8
Chacabuco, misa – 9
Chacabuco, misa – 10
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Chacabuco, misa – 12
Chacabuco,  misa – 13
Chacabuco, misa – 1
Chacabuco, misa – 2
Chacabuco, misa – 3
Chacabuco, misa – 4
Chacabuco, misa – 5
Chacabuco, misa – 6

Messe à Chacabuco, 28 janvier 1974Sur cette photo Guillermo Orrego Valdebenito a identifié : 1, Obispo (archevêque) Fernando Ariztía ;  2, Gregorio Zenteno, Capellán (aumônier) de Carabineros ; 3, Patricio Hurtado ; 4, Julio Vega Pais ; 5, Luís Cifuentes Seves ; 6, Luís Corvalán Márquez ; 7,  Ernesto Parra Navarrete ; 8, Marcelo Concha Bascuñán (ingénieur agronome militant du Parti communiste chilien, libéré puis à nouveau arrêté en 1976, « detenido desaparecido« ) ; 9, Carlos Canto; 10, Ricardo Yecelevsky ; 11, Manuel Ipinza ; 12, Antonio González ; 13 et 14, ? ? ; 15 et 18, les frères Robles ? ; 16, Navarro ; 17, Castro.

Conjunto ChacabucoLe chœur est composé pour une bonne part des membres du « Conjunto Chacabuco » dirigé par Angel Parra. Le portrait de ce dernier correspond probablement au premier dessin en haut à gauche dont on ne voit qu’un petit bout.

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Ateliers 

Chacabuco Atelier 5
Chacabuco Atelier 1
Chacabuco Atelier 2
Chacabuco Atelier 3
Chacabuco Atelier 4
Chacabuco Atelier 5
Chacabuco Atelier 1
Chacabuco Atelier 2
Chacabuco Atelier 3
Chacabuco Atelier 4
Chacabuco Atelier 5
Chacabuco Atelier 1

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Dans les allées du camp de Chacabuco 

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Chacabuco, rues – 5
Chacabuco, rues – 6

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Note 1 : En novembre 1975, le général Pinochet imposera au cardinal Silva Henríquez la dissolution de cet organisme. La Vicaría de la Solidaridad lui succèdera en 1976. Sur l'activité d'Ariztia et les débuts du Comité Pro-paz, on peut lire ce document du DIAL (en français) et cette Interview de Cristián Precht (Revista de Historia y Geografía No 26 / 2012 pp. 119-126).

Textes de Jean-Noël Darde ( jndarde@gmail.com ).