Les agendas de Michel Herberg

Agendas : marque Torre, fabriqués au Chili.

Agendas : marque Torre, fabriqués au Chili.

Nous disposons de trois agendas de Miguel Herberg qui couvrent trois périodes où il est présent au Chili. Le premier agenda court du 20 février au 27 mars 1973; le second, du 28 mars 1973 au 16 avril et reprend du 19 au 29 juillet 73; le troisième traite du 5 au 22 février 1974  au  Chili et une escale qui suit  à Buenos Aires. Compte tenu des dates des séjours attestés de Miguel Herberg au Chili, Il reste probablement un ou deux autres agendas à retrouver.

 Il s’agit de carnets de fabrication chilienne dont l’utilisation a donc commencé sur place. Dans le premier agenda dont nous disposons, qui est peut-être le second des agendas de Miguel Herberg au Chili, ne figure pas le nom d’Elvira Carlini Di Girólamo, le contact recommandé par Renzo Rossellini et noté par Miguel Herberg à Rome avant son départ à Santiago (lire L’interview du général Roberto Viaux par Miguel Herberg). Mais les noms des deux fils Di Girólamo, Vittorio et Claudio, y figurent fréquemment. À la suite des noms, on trouve la plupart du temps des numéros de téléphone et les adresses et heures de rendez-vous, notamment pour les interviews filmées.

À eux seuls, les deux agendas de 1973 dont nous disposons offrent un remarquable inventaire des principales forces qui vont interagir et pousser au coup d’État. De toute cette période, aucun journaliste de la presse audio-visuelle, qu’il soit chilien ou de la presse internationale, n’a obtenu autant d’entrevues aussi pointues que Miguel Herberg avec ceux qui s’affairent pour promouvoir l’idée d’un coup d’État et aider à sa préparation.
On retrouvera une grande proportion des interlocuteurs de Miguel Herberg dans l’entourage immédiat du général Pinochet, que ce soit comme ministres, porte-parole et voix de la junte ou collaborateurs de la DINA….

Les mouvances politiques parmi les mieux représentées dans les deux  premiers agendas de Miguel Herberg sont le Partido nacional (Juan Luis Ossa, Onofre Jarpa et autres), la mouvance réunie autour de la revue Tacna, proche des généraux Viaux et Canales (Erwin Robertson, Sergio Miranda et autres), le mouvement Patria y Libertad, directement impliqué dans le Tanquetazo, la tentative de coup d’État de juin 1973 (Pablo Rodriguez, John Shaeffer, etc. ), et. On y retrouve aussi fréquemment des représentants des gremios – les principaux organisateurs des grandes grèves (camionneurs et secteur minier) – et des associations patronales (León Villarín et Julio Bazán pour les gremios, Orlando Sáenz du syndicat patronal) et un solide noyau de journalistes de Radio Agricultura qui mettront leurs voix au service de la junte dès le 11 septembre (Federico Willoughby, Gabito Hernández, Álvaro Puga, etc). Bien entendu, de nombreuses passerelles relient ces groupes entre eux.

En si mauvaise compagnie, on trouve aussi sur un agenda notre propre nom noté  le 4 mars 1973 en 2e de couverture d’un agenda le jour où nous avons rencontré Miguel Herberg et Peter Hellmich à la gare Mapocho : Hotel Foresta, 396261 – hab. N° 304, Avda  Subercaseaux.

Nous publierons et commenterons dans cette rubrique les agendas de Miguel Herberg.
À titre d’exemple, nous présentons ci-dessous en détail la toute première page du premier agenda dont nous disposons, celui commencé en février 1973. Suivent les photos des premières pages de cet agenda où apparaissent des occurrences des noms Lucia Santa Cruz et Juan Luis Ossa. À la suite, la présentation d’un autre épisode « Juan Luis Ossa » en    juillet 1973 dans le second des trois agendas qui sont en notre possession.

Juan Luis Ossa Bulnes et Lucia Santa Cruz

Agenda, page 1

La page 1 du premier agenda de Miguel Herberg, une page "Partido nacional'.

La page 1 du premier agenda de Miguel Herberg, une page « Partido nacional’.

Cette première page de l’agenda commencé autour du 20 février 1973 (voir ci-contre) est une page pure « Partido nacional« .
* « Ossa« , Juan Luis Ossa Bulnes, est le dirigeant de la jeunesse du Parti national. Il est l’auteur de « Nacionalismo Hoy » (1970), préfacé par Sergio Onofre Jarpa.

Une lecture pour Miguel Herberg (voir agenda à la date du 23 février).

Une lecture pour Miguel Herberg (voir agenda à la date du 23 février).

* Lucia Santa Cruz, citée deux fois sur cette première page  – Santacruz et Lucia Santacruz – est en 1973 la fiancée de Juan Luis Ossa.  Installée depuis des années à Londres – son père était ambassadeur du Chili en Grande-Bretagne sous la présidence du conservateur Jorge Alessandri –, premier flirt officiel du Prince Charles, Lucia Santa Cruz vient de rentrer au Chili pour son nouveau prince charmant. Elle collabore à Que pasa  ? , aussi cité sur cette page, un magazine proche du Parti national.

Février 1973, Juan Luis Ossa Bulnes avec un membre du Comando Rolando Matus (CRM), force de choc du parti, à un meeting du Parti national. Photo Miguel Herberg.

Février 1973, Juan Luis Ossa Bulnes avec un membre du Comando Rolando Matus (CRM), force de choc du parti, à un meeting du Parti national.
Photo Miguel Herberg.

* La mention « Comando Jarpa », suivie de numéros de téléphone et d’une adresse, renvoie à l’équipe qui est autour d’Onofre Jarpa, président du Parti national pour préparer les élections du 4 mars 1973. Onofre Jarpa sera ministre de l’intérieur sous la dictature.

* Pablo Baraona et Nicanor Allende sont deux figures du parti. Le premier est économiste; Chicago boy, il participe en 1973 aux réunions de quelques économistes et entrepreneurs poussant au coup d’État. Il sera un des ministres de l’économie d’Augusto Pinochet. Le second est un des fondateurs du parti en 1966.

* Le sigle « CODE » signifie Confederación de la Democracia, l’alliance politique du Partido nacional avec le Parti démocrate chrétien pour affronter les partis de l’Union populaire aux élections législatives du 4 mars.

Parmi les nombreuses séquences tournées par Miguel Herberg sur le Parti national et reprises dans le film El golpe blanco, ces deux extraits d'entrevues avec Juan Luis Ossa Bulnes conduites par Herberg.

Parmi les nombreuses séquences tournées par Miguel Herberg sur le Parti national et reprises dans le film El golpe blanco, ces deux extraits d’entrevues avec Juan Luis Ossa Bulnes conduites par Herberg.

Juan Luis Ossa présentera sa fiancée à Miguel Herberg.  Ils vont être les deux contacts charnières de ce dernier dans la droite de la mouvance du Parti nacional.

Les contacts et les demandes d’interwiews, toujours en espagnol, se font sans que Peter Hellmich y joue le moindre rôle et le plus souvent en son absence. Peter Hellmich est présent quand sa fonction de caméraman l’exige et aussi parfois quand le pisco sour avait le pas sur la discussion.

Les nombreux contacts facilités à Miguel Herberg par Lucia Santa Cruz et Juan Luis Ossa lui permettront de nombreux reportages – meetings du Parti national, les défilés du Comando Rolando Matus, Club de Los Leones, etc – et interviews. Des extraits d’une partie de ces reportages et interviews seront utiliser en abondance par Walter Heynowski et Gerhard Scheumann, notamment dans le film El Golpe blanco (voir ci-dessus).

La suite du même agenda atteste des fréquents contacts d’Herberg avec les deux fiancés. Pour s’en tenir aux traces de ce seul agenda avant les élections du 4 mars :

– rendez-vous avec Lucia Santa Cruz le 22 février à 16 h à l’hôtel Carrera.

Juan Luis Ossa Bulnes : dirigeant de la jeunesse du Parti Nacional et du Comando Rolando Matus, groupe de choc du parti. Photo, Miguel Herberg (février 1973).

Juan Luis Ossa Bulnes : dirigeant de la jeunesse du Parti Nacional et du Comando Rolando Matus, groupe de choc du parti.
Photo, Miguel Herberg (février 1973).

– rencontre avec Juan Luis Ossa le samedi 24 à 11h au siège de la Jeunesse du Parti nacional (Huerfanos 1688)
– coup de téléphone chez Juan Luis Ossa le 24 ou le 25, rendez-vous  avec lui et d’autres leaders du Parti nacional dimanche 25 février.

– le lundi 26,  à nouveau rendez-vous avec Lucia Santa Cruz à 14h à l’hôtel Carrera.

Planche de gauche, colonel Cristián Labbé (en haut), Comando Rolando Matus et Juan Luis Ossa. Planche de droite, Onofre Jarpa, Juan Luis Ossa et Comando Matus. Photos, Miguel Herberg.

Planche de gauche, colonel Cristián Labbé (en haut), Comando Rolando Matus et Juan Luis Ossa.
Planche de droite, Onofre Jarpa, Juan Luis Ossa et Comando Matus.
Photos, Miguel Herberg.

« Lucia » est citée à la date du 27, associée à Leon Vilarin [Villarín], Silvia Pinto et Orlando Sainz [Saenz].

– « Lucia » figure à nouveau dans l’agenda à la date du 28,  Herberg s’en recommande. Il lui  téléphone (ou la voit ?) le même jour à 16 h au journal Que Pasa ?
– Lucia toujours, le 29 à 9h, probablement en relation avec le grand meeting du Partido nacional, Plazza Italia, où Herberg se rend le soir à 19h.

– coup de fil à Lucia le 3 mars, la veille des élections.

– contact le 6 mars, probablement pour recueillir ses commentaires sur les résultats de ces élections.

Dans la galerie de photos ci-dessous, les pages de l’agenda de Miguel Herberg où figurent les nombreux contacts avec Lucia Santa Cruz et Juan Luis Ossa entre le 20 février et le 6 mars, c’est-à-dire jusqu’au lendemain des élections législatives : 

Les agendas de Michel Herberg » Contacts avec Lucia Santa Cruz et Juan Luis Ossa du 20 février au 5 mars 1973 » Contacts avec Lucia Santa Cruz et Juan Luis Ossa du 20 février au 5 mars 1973
OSSA – SANTA CRUZ – Agenda HERBERG  – 5
OSSA – SANTA CRUZ – Agenda HERBERG  – 6
OSSA – SANTA CRUZ – Agenda HERBERG  – 7
OSSA – SANTA CRUZ – Agenda HERBERG  – 8
OSSA –SANTA CRUZ – Agenda HERBERG  – 9
OSSA – SANTA CRUZ – Agenda HERBERG  – 10
OSSA – SANTA CRUZ – Agenda HERBERG  – 1
OSSA – SANTA CRUZ – Agenda HERBERG  – 2
OSSA – SANTA CRUZ – Agenda HERBERG  – 3
OSSA – SANTA CRUZ – Agenda HERBERG  – 4
OSSA – SANTA CRUZ – Agenda HERBERG  – 5
OSSA – SANTA CRUZ – Agenda HERBERG  – 6

Après ces élections législatives où les partis de droite réunis dans la CODE voient s’envoler leurs espoirs de mettre Allende en minorité des deux tiers et de l’obliger à quitter le pouvoir, Miguel Herberg va laisser quelques semaines le Parti nacional de côté pour se concentrer sur les contacts pris avec Pablo Rodriguez et son mouvement Patria y Libertad et les amis du général Viaux dont il espère obtenir une interview à la prison de Santiago.

Mais les noms de Lucia Santa Cruz et Juan Luis Ossa réapparaissent régulièrement dans cet agenda après le 6 avril (voir ci-dessous, la période juillet 1973).

Aujourd'hui, Juan Luis Ossa et Lucia Santa Cruz.

Aujourd’hui, Juan Luis Ossa et Lucia Santa Cruz.

Juan Luis Ossa et Lucia Santa Cruz, bénéficiaires du régime, ont activement soutenu le général Pinochet jusqu’à la fin de la dictature. Ils restent au Chili dans le camp des ultraconservateurs. Ces liens – Lucia Santa Cruz et Juan Luis Ossa Bulnes Ossa par eux-mêmes – donnent une idée de ce qu’ils sont aujourd’hui.

Juan Luis Ossa : une interview obtenue à Miguel Herberg avec le Padre Hasbún, jésuite viscéralement anti-Allende et favorable au coup d’État; des contacts à l’École militaire, des archives cinématographiques et une autre interview avec Onofre Jarpa, le président du Parti national et futur ministre de l’intérieur du général Pinochet…

En restant sur le nom « Juan luis Ossa »…
La mise en relation de courriers – ici une lettre et une carte de Juan Luis Ossa adressées en juillet 1973 à Miguel Herberg – et de l’agenda de ce dernier laisse peu de doute sur le rôle réel du journaliste espagnol dans les tournages des reportages et interviews utilisés par Walter Heynowski et Gerhard Scheumann dans leurs films et courts métrages.

Le premier courrier – avec l’en-tête « Juan Luis Ossa »; en bas figurent l’adresse, Huerfanos 1688, et le téléphone, 85910 –  n’est pas daté mais est de toute évidence de peu antérieur à la carte qui lui succède. Cette dernière, avec un en-tête de la chambre des députés (Juan Luis Ossa a été élu député en mars 1973) est datée du 24 juillet 1973.

Le courrier de Juan Luis Ossa tapé à la machine, commence ainsi : « Cher  Miguel, En rapport avec les demandes que tu m’as faites, je t’informe que, pour le moment, j’ai pu répondre aux suivantes : … « 

20 juillet 1973, 12h30 : déjeuner à l'Hôtel Carrera avec Juan Luis Ossa.

20 juillet 1973, 12h30 : déjeuner à l’Hôtel Carrera avec Juan Luis Ossa.

Suivent les résultats : une interview avec le Padre Hasbún, directeur du Canal 13 de la télévision (un jésuite viscéralement anti-Allende), une invitation et des contacts à l’École militaire et des archives cinématographiques, suit la promesse d’essayer d’obtenir deux autres entrevues avec Onofre Jarpa, président du Parti national, et « le père de Souper » (le père du lieutenant-colonel Roberto Souper qui avait été à la tête de la tentative de coup d’État du 29 juin précédent, le Tanquetazo).

Page de gauche, une liste où on reconnaît les demandes d'Herberg à Ossa. Page de droite, rendez-vous pris avec Luis Figueroa (Président de la Central Única de Trabajadores de Chile (CUT), Danilo Trelles, et le journal La Segunda.

Page de gauche, une liste où on reconnaît les demandes d’Herberg à Ossa.
Page de droite, rendez-vous pris avec Luis Figueroa (Président de la Central Única de Trabajadores de Chile (CUT), Danilo Trelles, et le journal La Segunda.

Les demandes de Miguel Herberg adressées à Juan Luis Ossa, demandes auxquelles celui-ci fait référence au début de son premier courrier, ont probablement été faites à l’occasion du déjeuner qui les a réunis le 20 juillet à l’hôtel Carrera dont l’agenda garde la trace (illustration ci-dessus).

Ces demandes figurent d’ailleurs dans une liste dressée à la page suivante, face à la date du 22 juillet :  Bazán (Julio, des gremios), Hasbún (el padre), S. Enriquez (le cardinal), Souper, (le père de Roberto), Miranda (Sergio Miranda Carrighton, l’avocat du général Viaux), Jarpa (Onofre, le président du Parti national), Thieme (figure du mouvement Patria y Libertad), Figueora (Luis ? président de la CUT, Central Única de Trabajadores ?) et l’École militaire. Cette liste est bien, du moins pour une part, la liste des demandes soumises par Miguel Herberg à Juan Luis Ossa.

Hasbun, Jarpa, Escuela mimitarLa suite de l’agenda de Miguel Herberg (voir ci-contre) atteste que deux des trois rendez-vous proposés par le député du Parti national à Miguel Herberg ont eu lieu le jour et l’heure prévus – celui avec le Padre Hasbún le 25 à 16 h au lieu convenu, « Lira 44 », et la visite à l’École militaire le samedi 28. Le rendez-vous avec Onofre Jarpa aura  bien lieu, mais avec un décalage de deux jours. Un décalage assez compréhensible si on note qu’Ossa avait semble-t-il prévenu Herberg le jour même du premier rendez-vous prévu avec Jarpa, probablement trop tard pour qu’Herberg puisse s’y rendre.

Comme nous venons de le voir, agendas, photos, courriers, etc. attestent de la manière de travailler de Miguel Herberg. Un travail où Walter heynowski et Gehrard Scheumann n’ont pas eu la moindre part et où le rôle de Peter Hellmich s’est strictement limité – ce qui est déjà beaucoup et courageux quand on accompagne Miguel Herberg – à son activité de caméraman ne comprenant pas un seul mot des interviews qu’il filmait…
Dans ce contexte, les déclarations de Walter Heynowski en 2001 à l’occasion de sa participation au festival de Valparaiso sont une preuve supplémentaire de son imposture :

A usted le tocó filmar a los comandos fascistas (Patria y Libertad y Rolando Matus) antes del golpe, me imagino que preveía lo que venía, ¿les transmitió esos temores a los dirigentes de la UP?

« Sí. Tuvimos conversaciones largas, ya que vimos cosas que los otros no creían o no querían creer. Había un profundo convencimiento, hasta el último momento, de que las Fuerzas Armadas chilenas responderían a su tradición democrática, que sin duda existía a través de Prats y Schneider. Ahora bien, mi tarea fue tratar de hacer una película. Lo único que podíamos hacer era trasmitir nuestras impresiones a la gente de la UP. A mí, tras todas las entrevistas que hicimos a los reaccionarios, el golpe no me sorprendió. Obviamente, estábamos para hacer imágenes y esas filmaciones hechas antes del golpe, nos permitieron documentar la dialéctica por medio de esas imágenes » (extrait d’une interview publiée dans Punto Final le 15 septembre 2001).

Walter Heynowski serait bien en peine de démontrer qu’il a jamais filmé le moindre commando de Patria y Libertad ou le Comando Matus dirigé par Juan Luis Ossa. Il serait  aussi bien en peine de démontrer avoir jamais conduit une interview avec un représentant de la droite ou l’ultra droite chilienne.
Heynowski et Scheumann ont passé quelques semaines au Chili : un reportage au Nord (Iquique, mine de cuivre de Chuquicamata) en mars 1973 et quelques rares tournages à Santiago. Hanns Stein, leur interprète, sait précisément ce qu’ils ont tourné, mais par discipline du parti, il a toujours menti dans cette affaire.

Le seul auteur de tant de reportages et interviews est Miguel Herberg. Le studio H&S a mis à sa disposition le caméraman Peter Hellmich en 1973 et 1974, et Manfred Berger pour le son en 1974. La paternité de ses reportages et interviews a été volée à Herberg par les deux imposteurs, Walter Heynowski et Gehrard Scheumann. En niant son rôle dans ces tournages, Progress-Film, le Musée de la mémoire de Santiago et la Cineteca nacional de Chile sont devenus des receleurs du vol dont Miguel Herberg a été la victime.

Nous poursuivrons dans cette rubrique l’analyse combinée des agendas de Miguel Herberg, de ses photos (et particulièrement des planches-contacts qui permettent d’établir une chronologie relative), de documents divers et des films du Studio H&S. Elle permettra de donner toute la mesure de l’imposture de Walter Heynowski et Gerhard Scheumann.

À SUIVRE…

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